NC : Y a-t-il une ligne directrice au festival ? Ou y a-t-il une liberté à la création pure ?
JF.T : Place à la liberté de création. Durant toute l’année, nous allons à la rencontre des spectacles.
Nous allons chercher des spectacles qui sont tout d’abord jouables en ville, au printemps. La fiche technique est très importante. On ne place pas un spectacle n’importe où et n’importe comment. Ensuite, nous nous faisons une idée générale en cherchant des spectacles qui surprennent, qui émeuvent et qui enthousiasment. Il n’y a pas de ligne de programmation sur le festival.
Nous laissons une entière liberté aux artistes. Nous n’imposons rien. Cependant nous tâchons
chaque année de créer des minis événements dans l’événement toujours en préservant l’espace de création de l’artiste. Cette année, Namur en Mai va fanfaronner. Nous avons donc quelques fanfares surprenantes aux programmes. Nous y ajoutons également un flash mob la samedi 15 mai à 16h30 face à l’Hôtel de Ville.
Nous aurons aussi beaucoup d’animaux : des éléphants, un grand coq, un chat … botté,…
Nous cherchons à être hétéroclites. Nous cherchons des spectacles qui pourront plaire à un maximum de monde sans pour cela vouloir plaire à tous.
NC : Quel est votre critère de sélection vis-àvis des spectacles ?
JF.T : Je suis très sensible à la position de l’acteur dans l’espace. Je me focalise beaucoup sur sa manière de communiquer avec le public. Pour moi, son histoire passe en deuxième plan, même si elle est aussi importante. Namur en Mai se passe en rue. Il faut avoir une parfaite maîtrise de l’espace.
N.T. : Personnellement, je m’occupe moins de l’espace. Je suis plus sensible au fond. Je cherche des spectacles qui créent la discussion et l’échange. Ils doivent toucher le spectateur. Ils doivent l’interpeller.
JFT : Je ne veux pas plaire absolument au public. Je veux des spectacles qui soient accessibles à un maximum de monde mais ce n’est pas une finalité en soi. Le spectateur doit faire une partie de la démarche. Il y aura plus de 200000 spectateurs sur 4 jours. Ils doivent aller eux-mêmes à la rencontre des artistes.
NC : Pourquoi Namur en Mai sera-t-il, une fois de plus, incontournable cette année ?
JF.T : L’idéal est de vivre les 4 jours de Namur en Mai. C’est une histoire qui commence chaque jour à 14h00 et qui se finit vers 2 – 3 heures du matin. A l’intérieur de cette histoire, il y aura évidemment des temps forts. Cette année, l’illustre Famille Burattini sera des nôtres… A ne rater sous aucun prétexte !
Nous aurons beaucoup de marionnettes. Sous beaucoup de formes différentes. Elles sont à découvrir dans les petites cours de Namur et peut-être dans certaines rues. Nous aurons même un spectacle créé par deux artistes qui se sont rencontrés ici à Namur en Mai. Elle est australienne. Lui français. Et ils nous présenteront leur nouveau spectacle commun cette année.
NC : Au rayon des nouveautés, nous pourrons découvrir la Balade sur Sambre…
JF.T. : Nous emmènerons le spectateur sur les quais de Sambre. Cela commencera vers 18h00. Nous y découvrirons de la musique, des contes,… L’atmosphère y sera très particulière. Ce sera, à mon avis, … un moment magique !
N.T : Beaucoup de comédiens namurois y prendront également part. Venez les découvrir.
NC : Quelle est la place du comédien namurois dans Namur en Mai ?
JF.T : Elle y est de plus en plus grande. Nous y travaillons beaucoup depuis 3 ans. Nous n’aurions pas pu créer un festival d’une telle grandeur avec uniquement des artistes de Namur. C’est la diversité artistique qui en a fait sa richesse. Aujourd’hui, le festival a grandi. Il est devenu mature. C’est un réel plaisir et il y a une réelle volonté de l’ouvrir aux artistes locaux.